vendredi 28 janvier 2011

Université de Nice -



Création d'une pièce radiophonique avec les étudiants de 2ème année théâtre
Au creux de la fac ou au fond d'un placard...on fait avec les moyens du bord

jeudi 27 janvier 2011

Vision liquide 1.

Pour poursuivre sur des questions de regard -

Avec les larmes - le paysage devient soluble - visions effervescentes des collines - la mer fait des bulles et les couleurs dégorgent - je porte des lunettes d'eau - tout est liquide même la plus solide des constructions de béton - je vois les trains - les voitures - le métal et le ciment - je vois bien que les formes tiennent mais je ne perçois que le mouvement aquatique d'une onde de choc - comme un caillou jeté dans un lac calme - je voudrais mettre ça dans des tubes et en extraire l'essence - la réserver - en analyser les atomes et trouver l'antidote.
mais je remets mes lunettes - pour un temps - l'expérience du monde aquatique...

La montagne molle est sous l'eau comme l'Atlantide - bien loin des formes qui tiennent droit

Espace urbain - Oubliettes

Retour à l'Université de Nice pour les cours d'écriture dramatique avec les étudiants de deuxième année - et une nouvelle rencontre demain avec les premières années. Une nouvelle façon de faire le point sur une démarche toujours en mouvement - de penser l'écriture en fonction de son contexte - de pointer ce qui dans le paysage fait langage - dans la marche et le regard révèle une nouvelle perception des choses. Mon besoin de retourner de plus en plus vers des questions d'ethnologie et d'anthropologie - avec pour moyen la création sonore - comme page d'écriture - comme support d'écoute et de rencontre publique. L'envie de développer la création sonore dans sa performativité - avec des questions de forme - de mise en forme - d'installation - de conditions d'écoute. Je ne travaille pas directement pour les ondes mais je viens de la scène. Comment alors poursuivre la réflexion sur la mise en espace formelle d'une création sonore? La Cie Ktha me propose de participer au Projet "Les Petites urbanités libres" - projet en résidence à Confluences de Janvier à Juin 2011. Il s'agit de relever - dans un périmètre de 600 mètres autour de Confluences - des "petites urbanités" - c'est-à-dire - des espaces vacants - non "utiles" - des aberrations de l'urbanité. Je décide d'aborder le quartier avec mon micro et mon regard et de travailler sur une question de sacré dans le paysage urbain. De ces petites urbanités la Cie Ktha propose de poser la question "Y a quelqu'un?". C'est précisément là que ça m'intéresse. Je voudrais travailler sur une dérive autour du monument funéraire - disons de ces non-lieux qui créent un trou dans l'espace-temps du quotidien et de son usage. Quelque chose de caché - d'enfoui - qui se révèle - une érosion de la parole sur un lieu désert - un érotisme de la parole à l'endroit où on ne l'attend plus. Y a quelqu'un? Comme balancer sa voix au plus profond d'un puits - croire entendre quelque chose - attendre l'écho - ne jamais le recevoir. Y a t-il des oubliettes de l'espace urbain et qu'est-ce qu'on y entend?




dimanche 16 janvier 2011

Parce que les amis et l'amour ça va avec les huîtres...

vendredi 17 décembre 2010

Bourse Phonurgia Nova

Le projet Menace, Fantômes, reçoit la bourse de studio Phonurgia Nova - nous travaillerons pendant 10 jours dans les studios du GRM à la Maison de la Radio!
http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/
Menace, Fantômes est un projet de comédie musicale radiophonique sur le 13ème arrondissement de Paris avec la participation d'habitants et de salariés du quartier et produit par Petit Bain.
Le projet est porté par Gerald Kurdian et moi-même!
On est bien contents!

dimanche 21 novembre 2010

Eau - Violetta

[...]," L'eau est ce drap qui nous couvre sans nous cacher, ce léger rempart où la lance de l'ennemi diffractée se brise. Abandonnés à son flux, nous ne pesons plus; nos semelles secouent la boue qui les ralentissaient, poissons de caoutchouc crées eux aussi pour l'onde. Qu'avons-nous à faire sur cette Terre de reptiles et de quadrupèdes? Ne sommes-nous pas plutôt sirènes et tritons chassés du paradis marin? Nous le pleurons, et c'est les yeux emplis de larmes que nous le retrouvons: alors nous nous grisons de notre nostalgie; nous courons au malheur; nous grattons nos plaies; nous cognons nos têtes contre d'autres têtes; nous consentons à toutes les humiliations. des larmes encore! Encore des larmes! Tout ruisselants, nous voudrions élargir ces deux fentes par où se lézarde enfin l'étanchéité de notre corps, où s'ouvre une issue pour nos émotions. voyez, c'est de l'eau qui en jaillit. Nous nous liquéfions de bonheur. "

Eric Chevillard, Notre compagne murmurante, In, Revue Rouge Déclic, 2009

vendredi 12 novembre 2010

de l'interphone au paleophone

Lorsque je vivais à Nice, je n'ai pas changé le nom sur l'interphone de l'immeuble dans lequel j'avais emménagé. Durant 4 ans, mon interphone portait le nom de Charles Cros.
Plus tard j'ai découvert que Charles Cros était un poète et l'inventeur du paléophone....
Ce soir, alors que je trouve dans la forme du livre-audio la synthèse actuelle parfaite de mes équations, tout cela me revient!!

Extrait de Wikipedia:

En avril 1877 surtout, il formulait le principe d'un appareil de reproduction des sons qu'il nomma paléophone. Son document, présenté à l'Académie des sciences, suggérait que les vibrations sonores pouvaient êtres gravées dans du métal à l'aide d'un crayon rattaché à une membrane vibrante, et que, par la suite, en faisant glisser un stylet rattaché à une membrane sur cette gravure on parviendrait à reproduire le son initial. Avant que Charles Cros n'eût la possibilité de suivre son idée voire de construire un prototype, Thomas Edison, aux États-Unis, mettait au point le premier phonographe. Les deux hommes ne connaissaient pas leurs travaux respectifs.

mercredi 10 novembre 2010

Besoin de marcher

" Nous allons vers l'est pour avoir conscience de l'histoire, étudier les arts et la littérature, remonter à notre origine. Nous marchons vers l'ouest comme vers l'avenir, l'esprit entrepreneur et aventurier."
Henry David Thoreau, De la marche, (Walking), écrit en 1851, publié en 1862

dimanche 24 octobre 2010

Un résumé de Se souvenir de Violetta

Dans une petite ville de campagne – traversée par un sombre canal - une jeune femme - adepte des jeux d'asphyxies - est retrouvée morte au matin dans la chambre d'un jeune adolescent aquariophile. Dans la chambre remplie d’aquariums, le jeune adolescent est retrouvé endormi sous des couvertures et la jeune femme gît sur la moquette – un tee-shirt serré sur le visage et un poisson mort dans la main. Le jeune homme n'est pas accusé, la jeune femme est connue des services de la petite ville – sa mort est considérée comme un jeu qui a mal tourné. Malgré cela, les voix du dehors (la police, les médecins, les psychologues, les familles, les journalistes, etc.) s'interrogent sur la nature de leur relation et interrogent le jeune adolescent forcé de se souvenir et de raconter l'histoire.
Très librement inspiré de La Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas Fils.
Se souvenir de Violetta - Comédie de Valence - Février 2011

samedi 23 octobre 2010

Découverte nocturne

Et peut-être un peu tardive...mais saisissante!


Pour nommer les six degrés de son hexacorde, Guido d'Arezzo a utilisé les premières syllabes d'un chant religieux latin, l'Hymne à saint Jean-Baptiste, dont le texte est attribué au moine et érudit italien Paul Diacre (en latin Paulus Diaconus).

Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum,
Solve polluti
Labii reatum,

Le système des hexacordes (gamme de 6 notes) est adopté mais est complexe. Le nom des notes est alors relatif : Ut n'est pas une note fixe à une fréquence donnée, mais simplement la première note du mode.

Par la suite Jean-Baptiste Doni (début du XIIIe siècle) remplace Ut par Do pour faciliter la prononciation et il rajoute aussi une 7e note, le Si, en prenant les initiales de saint Jean (J et I n'étant pas différenciés en latin) :

Sancte Ioannes.

Traduction : « Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le pêché de leurs lèvres souillées, saint Jean. ».