vendredi 17 décembre 2010

Bourse Phonurgia Nova

Le projet Menace, Fantômes, reçoit la bourse de studio Phonurgia Nova - nous travaillerons pendant 10 jours dans les studios du GRM à la Maison de la Radio!
http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/
Menace, Fantômes est un projet de comédie musicale radiophonique sur le 13ème arrondissement de Paris avec la participation d'habitants et de salariés du quartier et produit par Petit Bain.
Le projet est porté par Gerald Kurdian et moi-même!
On est bien contents!

dimanche 21 novembre 2010

Eau - Violetta

[...]," L'eau est ce drap qui nous couvre sans nous cacher, ce léger rempart où la lance de l'ennemi diffractée se brise. Abandonnés à son flux, nous ne pesons plus; nos semelles secouent la boue qui les ralentissaient, poissons de caoutchouc crées eux aussi pour l'onde. Qu'avons-nous à faire sur cette Terre de reptiles et de quadrupèdes? Ne sommes-nous pas plutôt sirènes et tritons chassés du paradis marin? Nous le pleurons, et c'est les yeux emplis de larmes que nous le retrouvons: alors nous nous grisons de notre nostalgie; nous courons au malheur; nous grattons nos plaies; nous cognons nos têtes contre d'autres têtes; nous consentons à toutes les humiliations. des larmes encore! Encore des larmes! Tout ruisselants, nous voudrions élargir ces deux fentes par où se lézarde enfin l'étanchéité de notre corps, où s'ouvre une issue pour nos émotions. voyez, c'est de l'eau qui en jaillit. Nous nous liquéfions de bonheur. "

Eric Chevillard, Notre compagne murmurante, In, Revue Rouge Déclic, 2009

vendredi 12 novembre 2010

de l'interphone au paleophone

Lorsque je vivais à Nice, je n'ai pas changé le nom sur l'interphone de l'immeuble dans lequel j'avais emménagé. Durant 4 ans, mon interphone portait le nom de Charles Cros.
Plus tard j'ai découvert que Charles Cros était un poète et l'inventeur du paléophone....
Ce soir, alors que je trouve dans la forme du livre-audio la synthèse actuelle parfaite de mes équations, tout cela me revient!!

Extrait de Wikipedia:

En avril 1877 surtout, il formulait le principe d'un appareil de reproduction des sons qu'il nomma paléophone. Son document, présenté à l'Académie des sciences, suggérait que les vibrations sonores pouvaient êtres gravées dans du métal à l'aide d'un crayon rattaché à une membrane vibrante, et que, par la suite, en faisant glisser un stylet rattaché à une membrane sur cette gravure on parviendrait à reproduire le son initial. Avant que Charles Cros n'eût la possibilité de suivre son idée voire de construire un prototype, Thomas Edison, aux États-Unis, mettait au point le premier phonographe. Les deux hommes ne connaissaient pas leurs travaux respectifs.

mercredi 10 novembre 2010

Besoin de marcher

" Nous allons vers l'est pour avoir conscience de l'histoire, étudier les arts et la littérature, remonter à notre origine. Nous marchons vers l'ouest comme vers l'avenir, l'esprit entrepreneur et aventurier."
Henry David Thoreau, De la marche, (Walking), écrit en 1851, publié en 1862

dimanche 24 octobre 2010

Un résumé de Se souvenir de Violetta

Dans une petite ville de campagne – traversée par un sombre canal - une jeune femme - adepte des jeux d'asphyxies - est retrouvée morte au matin dans la chambre d'un jeune adolescent aquariophile. Dans la chambre remplie d’aquariums, le jeune adolescent est retrouvé endormi sous des couvertures et la jeune femme gît sur la moquette – un tee-shirt serré sur le visage et un poisson mort dans la main. Le jeune homme n'est pas accusé, la jeune femme est connue des services de la petite ville – sa mort est considérée comme un jeu qui a mal tourné. Malgré cela, les voix du dehors (la police, les médecins, les psychologues, les familles, les journalistes, etc.) s'interrogent sur la nature de leur relation et interrogent le jeune adolescent forcé de se souvenir et de raconter l'histoire.
Très librement inspiré de La Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas Fils.
Se souvenir de Violetta - Comédie de Valence - Février 2011

samedi 23 octobre 2010

Découverte nocturne

Et peut-être un peu tardive...mais saisissante!


Pour nommer les six degrés de son hexacorde, Guido d'Arezzo a utilisé les premières syllabes d'un chant religieux latin, l'Hymne à saint Jean-Baptiste, dont le texte est attribué au moine et érudit italien Paul Diacre (en latin Paulus Diaconus).

Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum,
Solve polluti
Labii reatum,

Le système des hexacordes (gamme de 6 notes) est adopté mais est complexe. Le nom des notes est alors relatif : Ut n'est pas une note fixe à une fréquence donnée, mais simplement la première note du mode.

Par la suite Jean-Baptiste Doni (début du XIIIe siècle) remplace Ut par Do pour faciliter la prononciation et il rajoute aussi une 7e note, le Si, en prenant les initiales de saint Jean (J et I n'étant pas différenciés en latin) :

Sancte Ioannes.

Traduction : « Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le pêché de leurs lèvres souillées, saint Jean. ».

vendredi 22 octobre 2010

Zoner

Trouvé sur le très bon site de Pierre Menard


Zoner, c’est au fond accepter que nous avons renoncé à observer d’autres sujets comme on observe des fourmis ou des myosotis. Et que nous sommes avec les fourmis, les myosotis et les autres humains à la fois sujets et objets d’observation, nous regardant les uns les autres avec la stupéfaction des voyageurs à pied qui n’ont pas réservé à l’auberge. C’est un grand soulagement et un intense plaisir. Zoner, c’est confier aux étoiles le soin d’organiser nos terrains en y tressant contraintes, aléas et silence. Nous savons ce que nous voulons et nous nous laissons dériver au fil des heures et des chemins vers où nous guide l’intuition de nos penchants et des accidents. Zoner, c’est accepter d’être multiples et de confier à cette multiplicité de jouer des effets de relief de la réalité. Et c’est aussi admettre de n’être qu’un de sorte à rassembler toute expérience aussi farfelue soit-elle dans la connaissance singulière du sujet traité.


Marc Hatzfeld, Zoner, une errance dans l'émergence

dimanche 26 septembre 2010

Extraits

Film - Fantômes de Jean-Paul Civeyrac

Mouche:
Je veux pas que tu partes.
Bruno:
Détache-moi.
Mouche:
Non
Bruno:
Détache-moi. le jour va se lever. il faut que je parte. détache-moi
Mouche:
Non
Bruno:
Tu vas mourir avec moi!

mercredi 22 septembre 2010

Depuis la chambre

Lui: - Écoutes
Elle: - Quoi?
Lui : - C'est mon groupe préféré
Elle: - Ah - je connais pas - c'est bien

mardi 14 septembre 2010

lundi 13 septembre 2010

Sortir de notre cabane 3.

Le sauvetage aurait échoué - la cabane serait envahie par les eaux - le ciel se couvrirait - voilà le ciel se couvre.
Et un jour j'ai ouvert les fenêtres et on a entendu crier dehors et je suis tout à coup devenue vieille et ma toux s'est accélérée et j'ai commencé à siffler un air que je ne connaissais pas et j'ai senti l'air du dehors sur mes joues qui n'étaient déjà plus roses et je suis devenue vieille et j'étais peut-être déjà vieille - avant - et j'ai senti sur mon visage le tatouage du squelette et j'ai vu sur sa peau à lui - ma mort aquatique - enfin - ma vague blanche - lui mon déferlement - lui ma lutte suprême.

Sortir de notre cabane 2.

C'est comme un sanglot dans la gorge - quelque chose comme quelque chose de coincé différent des points qui serrent - là c'est une boule je peux la sentir l'ôter avec une pince à épiler j'avale toute la journée la sentir un peu mieux, l'humidifier, toujours l'humidifier me la faire oublier me la faire passer l'envie de recracher - rendre visible - déglutiner l'aglutir l'agglutinement soudain le déglutir.

Dans ce cas précisément tousser ne sert à rien il ne s'agit pas du qui gratte du qui pique du qui coince c'est de l'ordre - de l'ordre de l'excroissance de la poussée de l'orifice soudaine-ment resserré des portes du palais. On appelle ça je ne m'en souviens pas ces portes-là qui montent ou qui descendent et en descendant ça devient le sol sur lequel on marche. Dans ce cas-là on peut dire que la porte est tout à la fois ce qui permet d'entrer - le bois sous le pied appuyé et tout à la fois ce qui laisse dehors - le bois sur le nez refermé - tout à la fois l'acte de côté.

Dans notre cabane - le drap du toit a pris feu

Sortir de notre cabane

Regardez mon cadavre - il traverse la route.

Au mieux être éblouit par le soleil - au pire se consumer à la première inspiration - ne reste plus que LE SQUELETTE. Ne plus savoir respirer sans avoir de témoin.

vendredi 10 septembre 2010

Pour Violetta - je rêve d'eau, d'aquariums, de biotopes, de fantômes et d'amour sous une tente d'indien


BIOTOPE:
le biotope est un milieu biologique offrant des conditions d'habitat stables à un ensemble d'espèces animales ou végétales, il est aussi appelé "lieu de vie".



vendredi 3 septembre 2010

Recherches pour Violetta - le romantisme et l'ennui

- "Le romantisme s'installe parce que l'aventure a pris fin dans la plaine de Waterloo. L'empereur est tombé. Que faire? On s'ennuie à périr. [...], On s'ennuie. On est triste. On n'a plus rien à faire. [...], L'amour a cessé pour longtemps d'être un plaisir. C'est une douleur. C'est une croix. Et ça ne marche jamais. L'amour romantique est taciturne et toujours menacé."
Jean d'Ormesson, Le romantisme.

Recherches pour Violetta - la chambre et l'adolescence

-"Ici le refus de se projeter dans un dehors correspond à un refus de s'inscrire dans une histoire collective fondée sur des rapports de force uniformisant les comportements, les désirs et les croyances: "le monde au-delà de ma fenêtre était brutal et misérable" (l'explosion d'une fusée, la fuite désespérée d'un homme et d'une femme traqués dans un film, ou le regard dur et froid d'une personnalité du monde politique). Si quitter l'adolescence signifie faire l'expérience du monde que nous transmet le journal de 20heures : s'enfermer dans sa chambre (le territoire de l'enfance et de l'adolescence) et ne plus en sortir. Si grandir signifie quitter la maison et se construire dans le champ social: refuser de grandir. Déserter le champ des grands et se faire un film: "j'ai survécu parce que j'ai crée mes propres héros". Sadie Benning, Parce que ma chambre est unique, In, A quoi rêvent les années 90?

lundi 30 août 2010

Recherches pour Violetta - l'amour et l'utopie du replis

Se Souvenir de Violetta - création prévue pour Février 2011 - Comédie de Valence

- "Ils étaient là comme dans une cage dont la porte eût été grande ouverte, sans qu'ils puissent s'en évader. Rien n'avait plus d'importance en dehors de cette cage, parce qu'il n'existait plus rien d'autre. Ils demeuraient dans cette cage, étrangers à tout ce qui n'était pas elle, sans même l'ombre d'un désir de tout ce qui était au delà des barreaux. Il eût été anormal, impossible même de s'évader vers quelque chose qui n'avait ni réalité ni importance. Absolument impossible. Car à l'intérieur de cette cage où ils étaient nés et où ils mourraient, le seul climat d'expérience tolérable était le réel, qui était simplement un instinct irréversible de faire en sorte que les choses eussent de l'importance. Ce n'est que si les choses avaient quelque importance que l'on pouvait respirer, et souffrir. Il semblait qu'il y eût un accord entre eux et les morts silencieux pour qu'il en fût ainsi, car l'habitude de faire en sorte que les choses eussent de l'importance était devenue un instinct humain et, aurait-on dit, éternel. La vie était ce qui avait de l'importance, et le réel faisait partie de l'instinct qui donnait à la vie un peu de sens. L'instinct n'envisageait pas ce qui pouvait exister au-delà du réel parce qu'au-delà il n' y avait rien. Rien qui eût de l'importance. La porte restait ouverte et la cage devenait plus douloureuse dans sa réalité qui importait pour d'innombrables raisons et d'innombrables manières."

-"Et l'amour à son tour engrosse l'illusion d'unité. Et ce ne sont la plupart du temps qu'avortements et foutaises. La peur de refaire à deux ou à dix un chemin trop pareil et trop connu, celui de l'esseulement, menace les symphonies amoureuses de son accord glacé. Ce n'est pas l'immensité du désir insatisfait qui désespère mais la passion naissante confrontée à son vide. Le désir inextinguible de connaître passionnément tant de filles charmantes naît dans l'angoisse et dans la peur d'aimer, tant l'on craint de ne se libérer jamais des rencontres d'objets. L'aube où se dénouent les étreintes est pareille à l'aube où meurent les révolutionnaires sans révolution. L'isolement à deux ne résiste pas à l'isolement de tous. Le plaisir se rompt prématurément, les amants se retrouvent nus dans le monde, leurs gestes devenus soudain ridicules et sans force. Il n'y a pas d'amour possible dans un monde malheureux. La barque de l'amour se brise contre la vie courante. Es-tu prêt, afin que jamais ton désir ne se brise, es-tu prêt à briser les récifs du vieux monde? Il manque aux amants d'aimer leur plaisir avec plus de conséquence et de poésie. Nous voici quelques-uns épris du plaisir d'aimer sans réserve, assez passionnément pour offrir à l'amour le lit somptueux d'une révolution."

Raoul Vaneigem, Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, III, L'isolement, p.49-52

Far° Festival - Nyon- Suisse

1ère diffusion d'Archive Now - Numéro Un - Réalisé par Gerald Kurdian, Caroline Masini et Manon Santkin - entre le 10 et le 19 août 2010 - Nyon - Suisse
Avec:
Veronique Ferrero Delacoste
Rodolphe Auté
Lili Auderset
Grand Magasin
Frederic Danos
Laura Kalauz
Mette Edvarsen
Remerciements:
Equipe technique et administrative du Far Festival

Pour tout renseignements et se procurer le Disque:
nowarchive@gmail.com

mardi 3 août 2010

LANCEMENT DE LA REVUE SONORE: ARCHIVE NOW

ARCHIVE NOW
EDITO – NUMERO ZERO
SOURCE SONORE
ENREGISTREMENT REALISE LE 07/08/2010
ENTRE GERALD KURDIAN ET CAROLINE MASINI

---------------ARCHIVE NOW EST UN OUTIL (TECHNIQUE)------------


ARCHIVE NOW se définit comme une revue inscrite dans le champ du spectacle vivant
- Une revue dont le format de fabrication et de diffusion serait sonore
- Une revue faite par des travailleurs-contributeurs
- Une revue réalisée dans un contexte de travail et dans le temps de sa réalisation

ARCHIVE NOW s’inscrit dans le champ critique :
- En définissant le principe critique comme l’appropriation des outils de production par les travailleurs eux-mêmes
- En cherchant à reconnaître et donner à entendre les processus de création à l’oeuvre

ARCHIVE NOW ne cherche pas à faire émerger des discours d’experts mais à inventer des moyens de formulation et d’invention des processus à l’œuvre. Il est un outil :
- D’archivage au service des générations futures
- De transmission au service du public
- De formulation (auto-critique) au service des artistes
- De déplacement – Déplacement de la pensée, déplacement à l’intérieur des processus, déplacement des actions, déplacement des parcours sociaux, intimes, collectifs et individuels.

ARCHIVE NOW choisit donc le son – le format audio, pour :
- Collecter : faire des choix – se déplacer
- Inventorier : élaborer des instruments de recherche
- Conserver : stocker- protéger- donner une forme aux documents
- Diffuser : rendre possible la consultation

ARCHIVE NOW pense aussi son format en terme d’esthétique de fabrication. Il est une réflexion sur le son en tant qu’écriture dans la logique d’une ligne éditoriale. Il se réfléchit comme un objet prenant place dans une collection, un objet daté, manufacturé.

ARCHIVE NOW tendrait à se définir comme un territoire en investissant l’espace du faire. Un espace de contribution dont les différents numéros finiraient par créer une notation, une perspective d’avenir, un lieu de consultation à part entière mais sans emplacement fixe – si ce n’est celui de son objet.

-------- ARCHIVE NOW EN APPELLE A LA MEMOIRE DU FUTUR -------

ARCHIVE NOW est un fond d’archive au présent
Daté / Signé / Crédité / Stocké

ARCHIVE NOW convoque l’héritage dans l’invention / La mémoire dans le futur

ARCHIVE NOW est un outil de captation critique et de stockage historique d’une génération de travailleurs du spectacle vivant

ARCHIVE NOW convoque l’artiste en travailleur
En travailleur du futur

ARCHIVE NOW collecte en se posant des questions simples :
- De QUOI y-a-t-il souvenir ?
- De QUI est la mémoire ?
- COMMENT s’écrivent les intentions ?
- POURQUOI comme ça ?
- OU je me trouve ?
- D’OU je parle ?

ARCHIVE NOW cherche à inventer des outils d’annotation en commun – partager des documents de travail et d’analyse critique – en vue d’une réappropriation des outils de production

ARCHIVE NOW en tant qu’archiviste cherche à créer une banque de données – une série de numéros pour un ensemble – une collection de disques

--------- ARCHIVE NOW N’A PAS D’EMPLACEMENT FIXE --------------

ARCHIVE NOW est un lieu sans emplacement fixe

ARCHIVE NOW est un lieu d’hébergement
Il peut prendre place dans
Un festival
Une salle de spectacle
Un studio de répétition
Un colloque
A la sortie d’un spectacle
Dans une rue
Dans une zone pas encore identifiée

ARCHIVE NOW s’attache à un lieu unique – s’immerge et se produit dans ce temps précis. Sa géométrie varie en fonction des lieux investis


--------------- ARCHIVE NOW SE DEPLACE ------------------------

Pour son premier numéro ARCHIVE NOW est invité au FESTIVAL FAR°

ARCHIVE NOW posera sa première balise à NYON – SUISSE – DU 10 AU 22 AOUT 2010

Cette première balise posera donc naturellement la question du festival – de ses invités – de son public et surtout de ses programmateurs. Pour cette édition - Le FAR° s’intitule « ECOUTER / VOIR » et cherche à développer une « programme amplifié » - l’artiste s’interrogeant sur lui-même.

ARCHIVE NOW convoquera donc artistes, programmateurs et spectateurs à la périphérie des productions dans le but de réfléchir aux différentes dynamiques en présence et aux perspectives d’invention et d’émergence que cela produit.
ARCHIVE NOW se posera donc la question du programmateur – du producteur et des machines-outils qu’il invente

A partir de cette date, de cette balise, nous produirons un document

ARCHIVE NOW fera l’objet de 3 présentations publiques au cours du Festival


ARCHIVE NOW N’EST PAS UNE REVUE MENSUELLE
ARCHIVE NOW EST UN OBJET DE COLLECTION
ARCHIVE NE S’ECOUTE PAS EN LIGNE
ARCHIVE NOW EST FETICHISTE
ARCHIVE NOW S’INSTALLE PARTOUT
ARCHIVE NOW COLLECTIONNE DES RARETES
ARCHIVE NOW EST DATE
ARCHIVE NOW EST EN CHANSON
ARCHIVE NOW PARLE DE VOUS
ARCHIVE NOW EST POP
ARCHIVE NOW EST UN PROGRAMME RADIO-DIFFUSE
ARCHIVE NOW VOUS APPARTIENT
ARCHIVE NOW N’EST PAS DISPONIBLE EN LIGNE
ARCHIVE NOW EST SPIRITUEL
ARCHIVE NOW SE LIT AVEC LES OREILLES
ARCHIVE NOW N’EST PAS UNE REVUE D’EXPERTS
ARCHIVE NOW FAIT DU BRUIT

mercredi 16 juin 2010

lundi 7 juin 2010

Pour Violetta


Recherche pour Violetta
Photo de Gregory Crewdson

vendredi 4 juin 2010

Souvenir d'une table de travail



Résidence d'écriture - Ajaccio - Corse

mardi 1 juin 2010

Menace, Fantômes - Suite Studio




Séance en Studio!



Séance d'enregistrement au studio Luna Rossa dans le 13ème pour le feuilleton musical radio qui a maintenant un titre: "Menace, Fantômes"!

dimanche 16 mai 2010

le point zéro


Le point zéro des routes de France est le point zéro de Paris, c’est-à-dire le point kilométrique 0 des routes quittant la capitale et dont on se sert comme référence pour le calcul des distances avec les autres villes de France. Il est situé devant la cathédrale Notre-Dame.

jeudi 13 mai 2010

FEUILLETON RADIOPHONIQUE : EPISODE 1

Prévu pour octobre 2010, ce FEUILLETON RADIOPHONIQUE est une tentative d'exploration sonore du 13ème arrondissement co-écrit par Caroline Masini et Gerald Kurdian et en collaboration avec un groupe de "pratiquants" du quartier (travailleurs, habitants, visiteurs).

Utilisant l'enquête comme mode d'appréhension des espaces et des lieux, il prend la forme d'une pièce sonore à mi-chemin entre la fiction radiophonique, la comédie musicale et le documentaire et s'articule autour de plusieurs épisodes.
L'ouverture de la terrasse de Petit Bain sur le quai François Mauriac dans le 13ème arrondissement de Paris, sera l'occasion d'un numéro zéro, revenant sur les premières recherches de ce projet et traçant les possibles de celles à venir.
Séance d'écoute publique prévue le 24 juin 2010

Fantômes


Ou comment manger des ortolans

Pour Violetta

Recherches pour Se Souvenir de Violetta - Cie. Les Hommes Approximatifs
Extrait de "Anthologie du cinéma invisible", Christian Janicot


On prend les mêmes…..et on recommence – Robert Desnos

Dans un jardin, deux hommes parlent. Le premier explique au second la théorie de l’Univers en pulsation, et ceci permettrait de faire un très court documentaire pour expliquer qu’il est possible que l’univers auquel appartient la terre se dilate littéralement comme un poumon qui inspire et qu’un jour, dans des millions d’années, il se contractera comme un poumon qui expire. Mais l’un des deux hommes s’en va sur une phrase banale, un rendez-vous pour le lendemain…On le voit s’éloigner sur la route. A un croisement une voiture l’écrase. Il meurt. Des gens soulèvent son cadavre. On revoit une image du documentaire montrant L’univers en contraction.

Speaker : Et un jour, dans des millions d’années, l’Univers se contractera, revenant dans le passé vers sa frome primitive, et tout revécut à l’envers une vie sans mémoire où l’on connaissait l’avenir. On voit un tombeau dans un cimetière. Des ouvriers arrivent, qui l’ouvrent. Puis des gens en pleurs. « C’est plus fort que moi, je pleure, et portant je sais qu’il va vivre. ». des fossoyeurs sortent le cercueil. On le place sur un corbillard. Le cortège s’éloigne. Il arrive à l’église, puis au domicile du mort. Les veillées autour du corps que l’on reprend, que l’on rapporte sur la route et qu’on abandonne tout sanglant. Il s’agite un instant. Une auto survient qui lui passe sur le corps. Après quoi le mort se relève et retrouve son ami qui recommence la conversation du début. On imagine le procédé qui nous permettra de faire revivre toute une époque historique, ses modes, ses coutumes, ses événements, mais à l’envers. Ainsi, dans un tel monde, on n’aura aucune mémoire, mais on connaîtra l’avenir. Et on en saura de moins en moins au fur et à mesure qu’on vieillira ou plutôt qu’on se rapprochera de la jeunesse. Il n’y aura plus de douleur au sens vrai du mot puisqu’on commencera par souffrir et que dès l’événement douloureux survenu, on l’oubliera et qu’on se trouvera heureux. Pour prendre un exemple élémentaire, un gosse aura d’abord mal aux fesses, recevra une fessée, se relèvera tout guilleret et dévorera un pot de confitures qu’il remettra en place ensuite.

[…]

Au point de vue sentimental, la rupture sera le début d’un amour qui ira en grandissant jusqu’au dernier baiser qui sera en fait le premier mais après lequel les amants auront oublié qu’ils se sont aimés et jusqu’à leurs noms.

jeudi 6 mai 2010

mardi 20 avril 2010

Classification des pistes - Feuilleton musical

Pistes fiction
  • - un cadavre sous le béton
  • - un sac de soja posé devant la porte d'un restaurant
  • - tous les jours à la même heure une personne un papier à la main cherche son chemin
  • - des touristes qui sortent de l'hôtel Ibis
  • - le même homme tous les jours avec une poussette
  • - Monsieur Antonio de Castro
  • - une boutique de canapé en liquidation exceptionnelle depuis des années
  • - un chat nommé litchee
  • - un mot "veillez à ne pas faire claquer la porte"
  • - la fumée de l'usine d'incinération
  • - les gens du haut - les gens du bas
  • - les grilles grises les uniformes bleus
  • - la longue rue sans fin et sans issue qui évoque une bonne côte de bœuf
  • - l’helico qui se pose sur Bercy
  • - le sous sol du parking et ses murs de béton double étanchéité pour ne pas être noyés par la seine
  • - ouvrir les portes, porte d’ascenseur, porte coupe-feu, porte battante, porte porte porte jusqu’à 25, jusqu’au bureau T2N46
  • - annonce lugubre annonçant la fermeture

Pistes lieux
  • - la rue du Dessous des Berges
  • - un bar appelé "le bureau"
  • - le parvis de la bibliothèque la nuit
  • - des squares cachés dans le quartier chinois
  • - la fontaine place bourgoin
  • - les lampadaires et les arcades sur le pont de Bercy
  • - le sous-sol du parking
  • - la boulangerie rue de Tolbiac
  • - la droguerie rue de Tolbiac
  • - le tulipier en fleur rue de Baudricourt
  • - sortie du métro Olympiades
  • - la bibliothèque Melville
  • - l’hôtel IBIS
  • - l’église Jeanne d’Arc
  • - le carrefour National
  • - les escaliers pour descendre rue Chevaleret
  • - le square de la rue Thomas Mann
  • - Avenue de France
Pistes sonores
  • - des couverts en fer au fond d'un sac en plastique
  • - le silence du cinema
  • - les mouettes sur la seine
  • - le bruit des oiseaux, le clapotis de l’eau chez Truffaut
  • - le concerto pour clarinette de Mozart (sur le lever de soleil de la seine – Marianne)
  • - les portes de la voiture qui claquent
  • - annonce lugubre annonçant la fermeture

Pistes chansons
  • - les grilles grises les uniformes bleus (Marianne)
  • - le lâcher d’éperviers derrière la vitre du bureau de la BNF (Rolland)
  • - les lueurs bleues sous ce pont sombre (Marianne)
  • - tourner à gauche pour entrer dans le parking qui est une grande bouche ouverte qui va me croquer toute crue jusqu’à la nuit (Marianne)
  • - ouvrir les portes, porte d’ascenseur, porte coupe-feu, porte battante, porte porte porte jusqu’à 25, jusqu’au bureau T2N46 (Marianne)
  • - Je suis en retard. Je descends les escaliers je les remonte je les redescends (Anne)
  • - Veillez à ne pas faire claquer la porte (Anne)
  • - Je prends mon sac, mon bip. (Marie-Pierre)

Feuilleton

Le feuilleton radiophonique, aussi appelé feuilleton radiodiffusé, radio-feuilleton ou radioroman, est un genre du domaine de la fiction, proche de la série, à cette différence que celui-ci est constitué d'une trame segmentée en épisodes dont chacun est la suite du précédent, tandis que la série est une succession d'histoires indépendantes ayant pour seul lien la présence d'un ou plusieurs personnages récurrents.
Définition Wikipedia

Alors en ce qui nous concerne, comment allons-nous envisager ce format du feuilleton. Ce qui est intéressant c'est le système de rendez-vous qu'il suppose, mais aussi l'architecture même du récit, les coutures visibles des différentes parties entre elles. Comme notre mode de diffusion n'est pas celui des ondes, ni du direct, ce serait pas mal d'imaginer le principe du feuilleton dans la structure du récit, dans les cut du montage, dans les creux de la fiction et d'une forme de suspens. Par exemple, avancer par strates, dans la logique de l'atelier et de nos découvertes, et faire apparaître ce principe dans l'écriture. Comme un principe d'enquête (obsession quand tu me tiens!!), comme dans Léonie, j'avançais par dérives, il y en avaient 4, et chaque fois le récit s'engouffrait un peu plus dans ma découverte du paysage, dans ma recherche du personnage, dans mon geste même d'écriture. Ici, ce serait intéressant de se concentrer d'abord sur le terme. S'agit-il de dérives, d'actes, de strates, d'épisodes? Quelle forme sur la page? Quelle forme dans le montage?

dimanche 18 avril 2010

Recherche pour Violetta

Début des recherches pour Se Souvenir de Violetta, projet de Caroline Guiela pour la Compagnie Les Hommes Approximatifs, qui m'invite à y prendre part. Comme à chaque début de projets les pistes sont multiples, on peut rentrer par des tas de chemins, les pratiquer et voir ceux qui finiront par faire sens. Plusieurs cadres à penser aussi pour ce projet avec notamment la création d'un atelier avec des personnes âgées autour de la question du récit, de la fiction, de la mise en scène de soi et de son propre récit. Ce type d'expérience m'est chère et en même temps me demande toujours de replacer la question de la rencontre au cœur du travail . Et envisager des protocoles de rencontre, ce n'est pas rien! Car c'est bien là tout l'enjeu, il me semble, de ce type de démarche, la question des choses flottantes, qui avancent par strates, par à coups, par étapes de rencontre et de communication. Comment formuler sa position, ses recherches, comment inviter l'autre à y prendre part, comment entendre l'autre à son endroit et accepter aussi de s'y rendre, comment toujours faire de ce principe de déplacement le germe de la forme qui en découlera?
C'est toujours cette vigilance avec laquelle j'aime négocier dans ces projets. C'est un principe politique fondamental, à la fois de replacer l'homme et la rencontre au centre de nos systèmes de production, et, à la fois, rester à l'endroit de son propre outil. Voilà pourquoi je parle souvent d'aveu. Faire l'aveu de là où j'en suis pour créer un espace de rencontre. C'est très souvent ce qui me manque dans certaines propositions et même parfois dans les miennes, ce manque d'aveu, le défaut de faire croire que par exemple, travailler avec des personnes âgées serait déjà une proposition en soi. Et non, je ne crois pas et j'en suis même certaine. Cela ne suffit pas. Ni à créer de la rencontre, ni à créer des formes. Je pense que c'est là tout l'intérêt et le risque à prendre, accepter que ça peut ne pas fonctionner, accepter qu'il va falloir malaxer cet espace entre deux personnes qui se rencontrent, accepter que personne n'est au service de personne. Je parle de tout ça parce qu'hier j'ai vu Dale recuerdos à la Maison des Métallos et que j'en ai conclu ça: ça ne se suffit pas en soi.
Malgré la sincère émotion reçue des personnes présentes sur scène, malgré la beauté des récits, cela ne suffit pas à saisir cet aveu dont je parlais plus haut, cela ne suffit pas à nous parler de formes, à nous parler d'une rencontre singulière, entre ces personnes et la scène. Comme si cela était évident. Mais non il n'y a aucune évidence à cela! et c'est bien ça qui est beau! et c'est pour ça qu'il faut travailler la scène comme l'espace de cette rencontre, avec ses balbutiements, ses hésitations, et toute la beauté singulière que cela implique.

Petit Bain

Premier atelier avec les participants pour le feuilleton musical radiophonique sur le 13ème arrondissement de Paris. Au précédent rendez-vous Gerald avait proposé aux participants de créer une play-liste de 5 morceaux correspondant à 5 lieux du quartier. A partir de ça, nous avons proposé de partir d'un trajet réalisé au quotidien et de travailler simplement sur une écriture en mouvement, dans le temps réel de la marche, dans son rythme, un principe de remémoration sur un système de notation quasi mécanique, d'inventaire de ce que l'on voit, croise, entend, pas après pas, jusqu'à arriver à un point précis. Le trajet d'un point A à un point B. Le passage à la ligne représentant le passage à une autre strate de la vision et de la marche. Les résultats ont été fructueux et comme on l'imaginait totalement emprunts de visions singulières, de sonorités et déjà de fiction...
Nous ne savons pas - consciemment - où tout cela va nous mener - mais nous savons que la dérive fictionnelle commence déjà à s'activer. Ce qui est significatif c'est que plus nous nous concentrons sur l'étude des formes et du vivant, de la ville, des paysages, de la température, des lignes et des plans, des trajectoires parcourues, plus nous dérivons vers de la fiction. Comme si tout système de perception révélait la singularité du regard, comme si le bien commun (à priori la ville) se démultipliait et en proposait une vision neuve, intacte, un germe.
Assister à ce basculement a quelque chose de jubilatoire, une prise de pouvoir sur soi, sur le monde.
Nous avons appris qu'un corps était peut-être enseveli sous les tonnes de bétons de la BNF, nous avons appris que des pirogues vénitiennes ont été retrouvées lors des travaux sur les quais, nous avons appris qu'un lâcher d'éperviers avait lieu deux fois par an pour chasser les étourneaux trop nombreux et apparemment néfastes...et que cela faisait un bruit incroyable !

Nous avons déjà des pistes:

- un cadavre sous le béton
- des couverts en fer au fond d'un sac en plastique
- un sac de soja posé devant la porte d'un restaurant
- tous les jours à la même heure une personne un papier à la main cherche son chemin
- des touristes qui sortent de l'hôtel Ibis
- le même homme tous les jours avec une poussette
- Monsieur Antonio de Castro
- la rue du Dessous des Berges
- une boutique de canapé en liquidation exceptionnelle depuis des années
- un bar appelé "le bureau"
- un chat nommé litchee
- un mot "veillez à ne pas faire claquer la porte"
- la fumée de l'usine d'incinération
- le silence du cinema
- les gens du haut - les gens du bas
- le parvis de la bibliothèque la nuit
- des squares cachés dans le quartier chinois

A suivre - et bientôt sur le site de Petit Bain




jeudi 15 avril 2010

Feuilleton musical Radiophonique- Paris 13ème arrondissement





Premier atelier hier avec les habitants-salariés du 13ème arrondissement. quelques pistes policières et futuristes commencent à émerger...à suivre!

mercredi 14 avril 2010

regard - ville

Symptômes de ruines. Bâtiments immenses. Plusieurs, l’un sur l’autre. Des appartements, des chambres, des temples, des galeries, des escaliers, des coecums, des belvédères, des lanternes, des fontaines, des statues. – fissures, Lézardes. Humidité promenant d’un réservoir situé près du ciel. – Comment avertir les gens, les nations ? – avertissons à l’oreille les plus intelligents.
Tout en haut une colonne craque et ses deux extrémités se déplacent. Rien n’a encore croulé. Je ne peux plus retrouver l’issue. Je descends, puis je remonte. Une tour-labyrinthe. Je n’ai jamais pu sortir. J’habite pour toujours un bâtiment qui va crouler, un bâtiment travaillé par une maladie secrète. – Je calcule, en moi-même, pour m’amuser, si une si prodigieuse masse de pierres, des martres, de statues, de murs, qui vont se choquer réciproquement seront très souillés par cette multitude de cervelles, de chairs humaines et d’ossements concassés.
Charles Baudelaire, Petits Poèmes en prose, Michel Levy, 1869

mardi 16 mars 2010

Passage par la fac de Nice

Atelier d'écriture dramatique avec les étudiants en Arts du Spectacle de l'université de Nice. Écriture et Paysage / Écriture et Espace Public. Grand merci à eux!









vendredi 5 février 2010

Sentes-Avenir

Hier rdv avec Roselyne de l'Espace Khiasma pour un projet qui devrait débuter en septembre dans le quartier Sentes-Avenir des Lilas avec le Collège Marie-Curie. Visite du quartier particulièrement vaste et comme souvent la logique du déplacement est totalement déstabilisée par les strates architecturales et urbanistiques des années - qui s'accumulent, effacent, détournent les centres...bref une sorte de marche de la modernité!



Perchée sur une petite colline se dresse la Tour Hertzienne située dans le Fort de Romainville, un décor futuriste, qui appelle toutes les divagations fictionnelles possibles...un brin paranoïaque même! On tente d'entrer dans le fort mais les barrières, codes d'accès et vigiles nous l'empêche. Drôle de sensation alors que sur le mur de l'entrée des plaques commémoratives rappellent que le fort, réquisitionné par les allemands, servit de camp d'internement et de déportations pour nombre de résistantes et résistants. On interroge les gardiens et la suspicion grimpe, rien ne nous sera dit, secret défense - ici c'est un lieu de l'armée. Le second gardien nous raccompagne et cultive encore notre paranoïa en nous disant à demi mot qu'ici on émet les ondes pour la TNT et que l'on contrôle les programmes...cellule de censure...bref ils semblent ne pas en savoir plus que nous- mais cultivent à leur manière le suspens...Moi je rentre de ce rdv en me disant que je dois absolument regarder Metropolis de Fritz Lang, je découvre un catalogue de l'exposition sur la Ville du Centre Pompidou (1994) et quelques iconographies assez géniales...des pistes peut-être pour ce projet à venir....





Je ne peux m'empêcher de penser de façon intuitive:
1. au cœur de ce quartier se dresse un des plus gros ÉMETTEUR d'ondes de l'Ile de France = qui dit émetteur dit certainement possibilité d'émettre nous aussi des ondes (= projet de diffusion radio!!)
2. que c'est un quartier où l'histoire passée semble enfouie derrière des coulures de tonnes de bétons ou des grillages barbelés = qui dit choses enfouies dit fouilles, enquêtes, archéologie, ethnographie, fiction!
3. que ce quartier semble faire cohabiter de petits ilots tranquilles sans communication entre eux (maison de retraite, écoles, centre commercial, ancienne cités ouvrières, zone militaire) = tenter de tendre un câble électrique de communication....



A SUIVRE...

mardi 2 février 2010

REVUE SONORE

Je me retrouve à nouveau à l'université de Nice, au moment où en plus de tout le reste j'ai très envie de produire un premier numéro de la revue sonore autour de la question de l'enseignement du théâtre à l'université. Je trouve assez fou de constater que l'université et le théâtre à l'université est de plus en plus sous-terrain. Et pourtant. Pourtant de jeunes gens s'inscrivent consciemment dans ces sections, des professeurs produisent des corpus pédagogiques, des pièces se produisent, des corps s'exercent, des individualités se confrontent, des parcours se dessinent. Que se passe-t-il donc aujourd'hui dans ce lieu en ruine? Qui dit sous-terrain dit zones de productions alternatives ou mise au placard?

mardi 12 janvier 2010

L'amour existe - Maurice Pialat

"L'ennui est le principal agent d'érosion des paysages pauvres"