Atelier d'écriture dramatique avec les étudiants en Arts du Spectacle de l'université de Nice. Écriture et Paysage / Écriture et Espace Public. Grand merci à eux!
mardi 16 mars 2010
Passage par la fac de Nice
vendredi 5 février 2010
Sentes-Avenir
Hier rdv avec Roselyne de l'Espace Khiasma pour un projet qui devrait débuter en septembre dans le quartier Sentes-Avenir des Lilas avec le Collège Marie-Curie. Visite du quartier particulièrement vaste et comme souvent la logique du déplacement est totalement déstabilisée par les strates architecturales et urbanistiques des années - qui s'accumulent, effacent, détournent les centres...bref une sorte de marche de la modernité!
Perchée sur une petite colline se dresse la Tour Hertzienne située dans le Fort de Romainville, un décor futuriste, qui appelle toutes les divagations fictionnelles possibles...un brin paranoïaque même! On tente d'entrer dans le fort mais les barrières, codes d'accès et vigiles nous l'empêche. Drôle de sensation alors que sur le mur de l'entrée des plaques commémoratives rappellent que le fort, réquisitionné par les allemands, servit de camp d'internement et de déportations pour nombre de résistantes et résistants. On interroge les gardiens et la suspicion grimpe, rien ne nous sera dit, secret défense - ici c'est un lieu de l'armée. Le second gardien nous raccompagne et cultive encore notre paranoïa en nous disant à demi mot qu'ici on émet les ondes pour la TNT et que l'on contrôle les programmes...cellule de censure...bref ils semblent ne pas en savoir plus que nous- mais cultivent à leur manière le suspens...Moi je rentre de ce rdv en me disant que je dois absolument regarder Metropolis de Fritz Lang, je découvre un catalogue de l'exposition sur la Ville du Centre Pompidou (1994) et quelques iconographies assez géniales...des pistes peut-être pour ce projet à venir....
Je ne peux m'empêcher de penser de façon intuitive:
1. au cœur de ce quartier se dresse un des plus gros ÉMETTEUR d'ondes de l'Ile de France = qui dit émetteur dit certainement possibilité d'émettre nous aussi des ondes (= projet de diffusion radio!!)
2. que c'est un quartier où l'histoire passée semble enfouie derrière des coulures de tonnes de bétons ou des grillages barbelés = qui dit choses enfouies dit fouilles, enquêtes, archéologie, ethnographie, fiction!
3. que ce quartier semble faire cohabiter de petits ilots tranquilles sans communication entre eux (maison de retraite, écoles, centre commercial, ancienne cités ouvrières, zone militaire) = tenter de tendre un câble électrique de communication....
A SUIVRE...
mardi 2 février 2010
REVUE SONORE
Je me retrouve à nouveau à l'université de Nice, au moment où en plus de tout le reste j'ai très envie de produire un premier numéro de la revue sonore autour de la question de l'enseignement du théâtre à l'université. Je trouve assez fou de constater que l'université et le théâtre à l'université est de plus en plus sous-terrain. Et pourtant. Pourtant de jeunes gens s'inscrivent consciemment dans ces sections, des professeurs produisent des corpus pédagogiques, des pièces se produisent, des corps s'exercent, des individualités se confrontent, des parcours se dessinent. Que se passe-t-il donc aujourd'hui dans ce lieu en ruine? Qui dit sous-terrain dit zones de productions alternatives ou mise au placard?
mardi 12 janvier 2010
mardi 17 novembre 2009
lundi 16 novembre 2009
Annonce
Recherchons personnes de tout âge travaillant et/ou habitant dans le 13ème arrondissement de Paris pour projet de film musical
Ateliers d'écriture et de composition 1 fois par semaine de mars à juin 2010
Réalisation et présentation publique: 21 juin 2010
Contact: 06.23.06.82.34 / 06.42.10.89.29
www.petitbain.org / www.myspace.com/lepetitbain
vendredi 13 novembre 2009
Comédie musicale - correspondance
Mon G.
Continuer à réfléchir à ce projet de comédie musicale - après avoir vu ton concert hier soir aux Trois Baudets - prend de plus en plus tout son sens.
Sans vouloir chercher à trouver les liens ou la cohérence - il est évident que ce projet renferme ce qui de nous deux fait nos problématiques. Non pas qu'il s'agisse de répartir nos compétences (quoi que...) mais de voir comment à travers nos deux pratiques nous allons parvenir à proposer quelque chose qui nous ressemble un peu, voire tout à fait.
Pour continuer donc à penser ce projet je voudrais te dire d'abord ce qui pour moi fait sens et me donne l'impression que ce nouveau projet répond aux précédents et me permet de poursuivre la réflexion sur la question de l'écriture, de l'écriture en déplacement, de l'oralité, du paysage et de la rencontre. Ce qui m'excite dans ce projet - c'est le travail que l'on peut mettre en place par rapport à cette question de déplacement. Déplacement, visite, errance, parcours sur ce territoire, dans ce paysage, décor de film, décor de nos fictions, décor qu'on le veuille ou non des fictions individuelles et collectives.
Voilà pourquoi, s'il faut penser les choses en terme plus concret, j'imagine le travail d'atelier avec le groupe (qui d'ici-là sera identifié) basé principalement sur deux axes: le déplacement et l'écriture-composition.
Je ne sais pas encore comment nous allons mettre cela en place - mais ça m'exciterait beaucoup de parcourir le quartier avec les membres du groupe, de travailler sur la question de la perception et de la fiction, travailler le regard, le regard descriptif, le regard imaginaire, et participer par ce travail sur l'exploration et le regard à (re)dessiner le paysage, à formuler un regard.
Nous pourrions mettre en place à l'intérieur des ateliers un principe récurrent de ballades (dans son sens musical aussi - d'ailleurs ça me rappelle le travail que j'avais fait en Corse où j'avais beaucoup marché et travaillé le texte en fonction du champ lexical musical de la marche: fuite, ballade, marche, etc. - ça me fait aussi penser au travail de Mathias Poisson avec "9746cm2 de promenade méditerranéenne").
D'ailleurs je me dis que nous pourrions travailler ces ballades sur différents modes - c'est-à-dire les fictionnaliser déjà: par exemple que quelqu'un nous guide sur un thème (musical...), par exemple travailler sur le principe de l'inventaire, par exemple partir à la recherche de quelqu'un, par exemple faire une ballade musicale (avec ipod dans les oreilles), etc. etc. On pourrait écrire dans l'espace public, se retrouver ensuite, et commencer à composer...je ne sais pas...Mais j'aime l'idée que ces ateliers nous placent dans l'action - la marche et l'écriture en sont deux et me semble pas mal correspondre à ce principe de "réenchantement" du territoire.
Ré-en-chanter....
Pour suivre sur cette ligne - je pense au film et je me dis que ce film pourrait lui aussi être une ballade - je veux dire qu'il pourrait être une sorte de carte de géographie pluggable dans le vivant. Je sais pas si je suis très claire....Je veux dire que ce pourrait être un film dans le temps réel. Disons que l'objet film pourrait exister en tant que format autonome et diffusable, mais que le film, la comédie musicale elle-même pourrait être active dans le temps du présent à un moment donné....tu vois? Le 21 juin par exemple?
Bon - allez - on continue!
des baisers
vendredi 6 novembre 2009
Errance - 13ème arrondissement - Paris
je ne soupçonnais pas le charme et un certain romantisme de ce quartier. il y a comme quelque chose des grands espaces - une certaine amérique - tout est à nu - à vu - mais c'est un endroit où l'on peut se cacher, disons où l'on peut ne pas être remarqué.
mercredi 4 novembre 2009
Comme à la radio
Créer une revue sonore. Une revue qui parlerait depuis le lieu où elle se crée. Ce serait comme définir-fabriquer un objet de diffusion de la pensée et du paysage en mouvement. Fabriquer des plages, des trous, des bandes pour investir l'espace immatériel de la parole.
"Ce sera tout à fait comme à la radio
Ce ne sera rien, rien que de la musique
Ce ne sera rien, rien que des mots, des mots
des mots, comme à la radio
Ça ne dérangera pas,
Ça n'empêchera pas de jouer aux cartes,
Ça n'empêchera pas de dormir sur l'autoroute
Ça n'empêchera pas de parler d'argent
Ce sera tout à fait comme à la radio
Ce ne sera rien, juste pour faire un bruit,
Le silence est atroce.
Quelque chose est atroce aussi,
Entre les deux, c'est la radio.
Tout juste un peu de bruit, pour combler le silence,
Tout juste un peu de bruit, et rien de plus,
Tout juste un peu de bruit, n'ayez pas peur,
Ce sera tout à fait comme à la radio".
Brigitte Fontaine - Comme à la radio
