Représentation de "Mesure pour Mesure" de William Shakespeare avec les élèves de la Licence 2 d'Etudes Théâtrales de l'Université Paul Valery à Montpellier dans le cadre des 24heures Shakespeare. Une fiction radiophonique jouée sur le plateau du Théâtre de la Vignette et retransmise en direct sur la web radio créée pour l'occasion: http://mixlr.com/chantier-radiophonique/showreel/mesure-pour-mesure/


mardi 26 avril 2016
Mesure pour Mesure de William Shakespeare
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lundi 10 mars 2014
Point Limite Zéro
Courte lecture d'un extrait de Point Limite Zéro dans le cadre des 50 ans de France Culture au Palais de Tokyo: A partir de 20minutes45
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-fiction-tokyo-is-on-the-air-a-radiophonic-birthday-night-2013-10-29
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dimanche 11 août 2013
Point Limite Zéro. Station 0.
Tout se passe sur la route.
La route, la voie, le sentier, la chaussée, appelons ça comme on veut,
celle qui
mène à l'arrivée ou qui perd à travers la forêt, celle que l'on prend
pour se
rendre ou pour sentir comment la fuite se répand - la route. Ni le point
de départ, ni le point d'arrivée mais le segment. La ligne entre le ciel
et la terre, c'est-à-dire entre le haut et le bas, c'est-à-dire entre
les héritages enfouis et les croyances auxquelles ont se voue,
c'est-à-dire encore le segment d'un recommencement.
Tout se passe en fait comme
si rien ne devait se passer. Il n'y aurait pas de mot d'ordre, pas de
date fondatrice, pas de mythe, pas d'unisson, pas de motif commun
apparent, pas DE PASSAGE A L'ACTE ANTICIPE.
Il n'y aurait AUCUN SIGNE DE LEUR VOLONTÉ.
Il n'y aurait AUCUN SIGNE DE LEUR VOLONTÉ.
Il y aurait des hypothèses, des spécialistes, des experts invités.
Il sera question de les arrêter, il sera demandé de les signaler.
Il sera question de les arrêter, il sera demandé de les signaler.
Ils seront suspects.
Tout simplement parce qu'ils marchent.
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Point Limite Zero
samedi 10 août 2013
Document / Retranscription
A mon arrivée à Athènes, j’ai rencontré un
philosophe, un traducteur, un grec se présentant devant moi avec son cartable
en cuir, ses livres annotés, et ses polycopiés.
V :
- Toi /
tu as fait le voyage / de toute façon / tu as marché vers Athènes / moi je, je
peux te demander, hein, je te pose des questions moi / pas toi. POURQUOI TU
FAIS LA MARCHE VERS ATHENES ? C’est TOI qui dois répondre d’abord / pas
moi. POURQUOI TU ES VENUE ICI ?Pour
moi, je crois que c’est la question de l’héritage / quel est mon comportement à
l’égard de l’héritage? / Qu’est-ce qu’il dit Derrida ? C’est un « double
bind », hein - double contrainte / c’est la matrice de la schizophrénie / d’un
côté je dois respecter l’héritage / ça veut dire, je lis attentivement / selon
la lettre / je respecte ce qu’on m’a donné et je le REAFFIRME / mais en le
réaffirmant, je le dépasse, je le nie, je le corrige / C’EST CA / et tu es à
Athènes en ce moment et on est en pleine crise / EN PLEINE CRISE.
Et la
question actuellement qui se pose en Grèce / c’est que / la question que tu
poses / c’est la figure de l’héritier. L’héritage on pourrait dire d’une
manière abstraite / on hérite tout le passé sans le savoir / tout, tout, tout -
tout est dedans, tout / mais selon les moyens de chacun on choisit de cet
héritage ou une partie de cet héritage devient plus consciente / en nous / en
moi / en toi et / oui, oui très bien la REAFFIRMATION,
/ la réaffirmation c’est quoi ? Je le respecte mais / mais c’est le PRESENT
/ un présent qui demande / ce que Jacques Derrida dit / c’est LA JUSTICE / LA
JUSTICE c’est quoi ? / Une idée de la justice, INCONDITIONNELLE / SANS
CONDITION / Tu as une idée de la justice ?
/ Quand je vois des marxistes qui me disent :
- Mais c’est quoi la justice ?
- La justice, tu CONNAIS pas toi la justice, c’est
une idée !
- Oui mais c’est quoi c’est abstrait?
- Oui mais quand tu dis, toi en tant que
marxiste, à bat l’aliénation, il faut finir avec l’exploitation de l’homme par
l’homme, c’est quoi ? Tu parles au nom de quoi ?
- De l’égalité
- Très très bien mais c’est quoi
l’égalité ? Tu peux la toucher, tu
peux la manger ? C’est une idée n’est-ce pas ? L’égalité, tu l’as
trouves où ? C’est une idée abstraite INCONDITIONNELLE, ABSOLUE.
Parce
qu’actuellement tu es en Grèce et la grande question urgente, urgente - c’est
la justice. On dit la justice sociale. C’est la justice ! Je parle de la
question urgente. Parce que tout ton texte, hein, la nécessité de marcher. Il y
a une nécessité. Et moi je dirais c’est l’urgence. C’est ça, c’est
la nécessité de marcher.
C. :
- C’est
la question du présent dont tu parlais tout à l’heure, le présent ce serait la
justice ?
V. :
-
Exactement, exactement, exactement
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Le Mont Analogue
"Vous me comprenez, me dit Pierre Sogol, nous avons à décider de choses si graves, dont les conséquences peuvent avoir tant de répercussions dans tous les recoins de nos vies, à vous et à moi, que nous ne pouvons pas tirer comme cela de but en blanc, sans avoir un peu fait connaissance. Marcher ensemble, parler, manger, se taire ensemble, voilà ce que nous pouvons faire aujourd'hui. Plus tard, nous aurons des occasions d'agir ensemble - et il faut bien tout cela pour "faire connaissance" comme on dit".
Amarrer
Le retour au port avec l'équipage fut tel que j'en aurais presque oublié que sur l'île il y a la montagne, et que la montagne on la grimpe, on s'y hisse et on s'y recueille. Mais il fallait bien ça, après les dernières traversées, retrouver le souffle, retrouver sa petite foulée pour avancer du bon pied sur la terre mi-molle du mont abandonné.
Il y a eu la traversée portugo-franco-belge avec l'équipe de This Kiss to the whole world. Une pièce ascensionnelle où mon poste de dramaturge m'a fait chercher du côté de l'écriture du regard et toujours de l'enquête. Enquêter à l'intérieur d'une pièce en train de se construire, ramener des pistes, au petit matin faire des plans, revenir le soir et mettre à plat, investir les murs et tenter de voir apparaître la bête du spectacle qui toujours se dérobe jusqu'au moment où elle ne fait plus aucun doute, on sent son souffle derrière son épaule. La dramaturgie c'est la plus belle coquille vide jamais trouvée, c'est un poste à inventer toujours, apprendre à poser son regard là où d'ordinaire il ne verrait rien, se plonger dans des images qui ne sont pas les siennes, des manières de conduire, d'opérer, de bouger. C'est savoir les saisir, avec bienveillance, et les accompagner. C'est créer un axe stable entre l'histoire, le contexte et une sorte de prévision du futur. This Kiss aura été comme un bateau pneumatique, le pied constamment sur le gonfleur, à le regarder parfois dériver et à s'émouvoir pourtant que l'embarcation arrive à bon port et soit accueillie. Dans cette pièce, il était question d'attente, de désir et de récits immémoriaux. Il était question de fantôme, d’œil brûlé, de carnaval et d'émancipation crue.
Texte de présentation: Faudrait-il
attendre son tour? Que ça passe, que ça se passe? Faudrait-il se présenter? Dire je, dire nous, ne plus rien dire du tout? Faudrait-il passer à autre chose? Passer enfin a autre chose? Nous serions les habitants de ce temps de l'attente: une
antichambre, un tapis volant, une zone de transit. Et si ce temps existait de quoi serait-il fait? De nos souvenirs, de nos espoirs imprévisibles, de nos petites pesanteurs, de
nos élans démesurés? Y ferions-nous un plan, un feu, une fête? Ferions-nous
apparaître des monstres? Et dans ce paysage sans histoire pourrions-nous y raconter toutes les histoires? Pour parvenir à distinguer les voix. Celles qui parlent. En moi et pour moi. En nous et pour nous.
Dans le même temps ou peut-être dans un autre temps, la Radio kom.post [l'occupation des ondes] est née! Elle est née à Montpellier, au cœur d'un travail d'enquête (Ô!) qui a pris pour point de départ l'ouverture de la Panacée, en la considérant comme le démarrage ou la reprise d'une conversation à l'échelle de la ville. Chaque personne rencontrée, détentrice d'un savoir et d'une pratique du
lieu, nous a renvoyé à un autre point, un autre lieu, un autre temps,
une autre interrogation. Du chef de chantier à Rabelais, des Frères
Platter aux problématiques urbaines, des étudiants aux voisins...De
cercle en cercle, l'enquête avançait comme un champ magnétique en
perpétuel mouvement. Nous avons alors imaginé un outil
conversationnel, nomade et ouvert qui a pris la forme d'un dispositif
de piratage in situ et mobile : « RADIO KOM.POST, l'occupation des
ondes ». Il se décline depuis une table de radio jusqu'en différentes
zones de la Panacée, à présent « occupées » par ces voix, personnes,
histoires qui se croisent sur des termes communs mais à vocation à sa déplacer à travers la ville pour des temps d'émissions ponctuels et pirates.
Et puis l'université, ce sous sol dans lequel il fait de plus en plus noir, et comme des petites âmes clandestines on a façonné de nos mains et par des réseaux sous terrains la revue Arrière Pensée. Elle est belle et précieuse mais elle refuse de croire que sa beauté est dûe au fait qu'elle soit cachée. On va tenter de la faire rayonner, cette année encore avec les quelques épluchures qu'on nous balance! "Manger les restes", ce sera peut-être le thème de notre prochain numéro...
Et toujours Point Limite Zéro qui est en ce moment-même en train de se terminer...
Mais j'arrête là, l'art de la montagne c'est aussi une question d'éco /logie / nomie...
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Point Limite Zero,
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lundi 21 janvier 2013
L'attrait de l'espace infini
Plongée dans Point Limite Zéro. Ecrire, assembler, monter, inventer des documents et retrouver la musique du poème en marche.
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Enquête,
Point Limite Zero
dimanche 20 janvier 2013
L'enquête: Lacunaire et miracleuse
"Une enquête, cela ne progresse pas comme une démonstration. La solution est rarement au bout. C'est à côté qu'elle se tient, là où on ne la cherche pas, lorsqu'à coups d'escaliers harassants, de confrontations problématiques, de communications décevantes, on a épuisé le champ du probable." Sébastien Japrisot, "Compartiment tueurs".
kom.post suite
Pour faire suite au précédent post sur le collectif kom.post, voici les différents projets auxquels je participe,
mêlant enquête de terrain, écriture dramaturgique, création sonore et
expérimentations politiques de participation. Dans l'ordre :
- Fabrique du Commun, Festival Reims Scènes d'Europe à la Comédie de Reims
Le
Collectif kom.post propose de détourner le format de la conférence
habituelle en l’ouvrant à la participation de tous. En transformant
l’espace de tribune en espace de travail contributif, les pratiques et
savoirs de chacun peuvent se rencontrer, se commenter et s’augmenter les
uns les autres. En présence de Rogert Bernat (Metteur en scène,
Espagne), Bertrand Ogilivie (philosophe et psychanalyste, France), Diogo
Sardinha (philosophe, Portugal), Rafael Spregelburd (Ecrivain et
metteur en scène, Argentine), Théophilos Tramboulis (écrivain et
curateur indépendant, Grèce) et les équipes artistiques, organisatrices
et spectatrices du festival et avec les collaborations de : Etienne
Balibar (philosophe, France), Céline Cartillier et Mathieu Bouvier
(artistes, France), Monique Chemillier-Gendreau (juriste, France),
Laurent Jean-Pierre (chercheur en science politique, France), Frédéric
Lordon (économiste, France), Alexandros Mistriotis (artiste, essayiste,
Grèce) et Bernard Stiegler (philosophe, France)
- Lieux-dits, Poitiers
Le
collectif kom.post est en résidence pendant plusieurs mois dans le
ville de Poitiers afin de collecter et éditorialiser la ville grâce à
différents dispositifs: une sonosphère, une revue contributive en ligne,
des ateliers, des fabriques du commun, des performances, des séances
d'écoute collective, des créations sonores et plastiques singulières.
Lieux associés au projet: l'École Européenne de l'image, le Confort
Moderne, La Fanzinothèque, Le Lieu Multiple, La Médiathèque François
Miterrand.
- Musée de la conversation, La Panacée, Montpellier
Dans
le cadre de l’ouverture de La Panacée, centre d’art dédié aux nouvelles
formes d’écritures numériques, le collectif kom.post est invité en
résidence. Kom.post développe un travail d’écriture et d’enquête sonore
où l’ouverture de la Panacée est traitée comme une conversation à
l’échelle de la ville, pouvant s’augmenter, s’interrompre et se diffuser
à travers différents supports sonores (émetteurs radios à ondes
courtes, postes d’écoutes dans la ville).
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MontagneMolle
vendredi 16 novembre 2012
Editorialiser la Ville
Première étape de résidence à Poitiers avec le collectif Kom.Post en vue d'une création sur l'année 2013: Collecter et éditorialiser la ville grâce à différents dispositifs: une
sonosphère / une revue contributive en ligne / une création de fanzines / des ateliers / des fabriques du commun / des performances / des séances d'écoute collective
/ des créations sonores et plastiques singulières...
Workshop avec les étudiants de l'EESI (Ecole Européenne Supérieure de l'Image) de Poitiers.
Carte sensible et collaborative de la ville de Poitiers
(c) Celine Pévrier
Premier jour - présentation du projet Kom-Post
(c) Sylvia Fredriksson
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